Biblissima, l’observatoire du patrimoine écrit du Moyen Âge et de la Renaissance

Vous êtes à la recherche de documents anciens que vous ne trouvez pas. Alors, découvrez ce site : « Bibliothèque virtuelle des bibliothèques, le portail de Biblissima vous invite à découvrir l’histoire d’une partie des textes et livres qui ont été écrits, traduits, enluminés, collectionnés ou inventoriés depuis l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle. »

Merci à Carole Milicevic pour cette découverte.

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Découverte dans la chapelle Expiatoire à Paris

La chapelle Expiatoire se situe dans le 8ème arrondissement de Paris au 29 de la rue Pasquier. Elle a été construite dans le square Louis-XVI, à l’emplacement de l’ancien cimetière de la Madeleine où avaient été inhumés les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette avant leur transfert à la basilique Saint-Denis, ainsi que des gardes suisses du palais des Tuileries.

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Source image: commons.wikimedia.org , Thomon / CC BY-SA

La création d’un monument expiatoire, en mémoire du roi Louis XVI et de la reine Maire-Antoinette, a d’abord été proposé en 1815 par Sosthène de La Rochefoucauld, futur Charles X. Mais ce fut Louis XVIII qui a décidé d’élever une chapelle commémorative et la commanda à Pierre-François-Léonard Fontaine. Celui-ci prit comme inspecteur son élève Louis-Hippolyte  Lebas, en remplacement de Charles Percier qui était opposé au projet. Le monument fut construit de 1815 à 1826. Sur un jardin élevé de 2 mètres, il a construit une cour d’honneur bordée de cénotaphes dédiés aux gardes suisse tués en 1792 lors de l’arrestation du roi. Louis XVIII avait ordonné à l’architecte de la chapelle : « Qu’aucune terre saturée de victimes ne soit déplacée de ce lieu pour la construction de la chapelle ».

L’administrateur actuel de la chapelle Expiatoire, Aymeric Peniguet de Stoutz, convaincu que l’édifice abrite les guillotinés de la Concorde, a demandé à la Direction Régional des Affaires Culturelles (DRAC), puis du Centre des Monuments Nationaux (CMN) de mener des fouilles dans des chambres cernées par murs. L’archéologue Philippe Charlier a conclu que « La chapelle basse renferme quatre ossuaires constitués de caisses de bois vraisemblablement tendues de cuir, remplies d’ossements humains. »

« Jusqu’à maintenant, la chapelle était uniquement un monument à la mémoire de la famille royale. Et on vient de découvrir que c’est aussi une nécropole de la Révolution », se réjouit Aymeric Peniguet de Stoutz dans les colonnes du quotidien francilien.

Sources : Le Point du 28/06/2020 et Le Parisien du 27/06/2020

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Le tableau Saint-Mandé de l’église Notre-Dame de Bonneval (Eure-et-Loir)

Le tableau dit Saint-Mandé a retrouvé sa place dans l’église Notre-Dame de Bonneval.

Il s’agit d’une peinture anonyme de la fin du XVIIe ou début du XVIIIe siècle dont la toile mesure 3,50 m x 2,50 m, qui avait été donnée à la commune par Pierre Dutartre, propriétaire de  l’ancienne abbaye Saint-Florentin, quelques années après la Révolution.

Décrochée en 2015, elle a fait l’objet d’une importante et longue restauration opérée par Karine Hautefort, restauratrice d’oeuvre d’art en Touraine. Le tableau a récemment été raccroché sous les orgues, au dessus du tambour de la  porte royale.

Source : L’Écho Républicain du 17 mars 2020, p. 19

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Neuf documents précieux de la médiathèque de Châteaudun vont être numérisés

L’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT) d’Orléans (Loiret) va numériser neuf documents précieux conservés dans le fonds patrimonial de la médiathèque de Châteaudun.

« Des documents précieux de la médiathèque de Châteaudun ont été sélectionnés par l’IRHT : les trois volumes d’une Bible manuscrite du XIIIe siècle, donnés par l’avocat dunois Jean-Étienne Barré de Boisméan (1745-1827), la Charte des franchises données aux habitants de Marchenoir par Louis, comte de Valois (1193), la Charte de l’abbé du monastère de la Madeleine de 1329 et l’extrait d’un manuscrit écrit en ancien français avec deux enluminures, une miniature représentant un moine lisant un livre et une lettrine.  » D’autres documents, compte tenu de la richesse de nos collections patrimoniales, ont été rajoutés lors de la visite de l’IRHT en janvier « , se réjouit Christine Fernandez, directrice de la médiathèque. Notamment les 40 feuillets de l’Histoire sommaire du Dunois de l’abbé Bordas (1762), du Tableau historique, synoptique des empereurs, papes et rois de France, d’Auguste à Henri IV (XVIIe siècle) présenté sur un  » très beau  » rouleau parchemin de 12,30 m sur 41 cm.  » J’ai dû photographier une quinzaine de rouleaux de ce genre dans ma carrière  » , avoue Gilles Kagan. » (source  : L’Écho Républicain du 13/02/2020, article de Frédéric Levent).

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Colloque Musiques et société au cours des guerres de religion / concert ensemble Faenza

Je vous informe d’un colloque international intitulé Musiques et société dans les provinces de l’ouest au cours des guerres de religion (1562-1629) , qui pourrait vous intéresser.
Il aura lieu en Charente-Maritime à l’Abbaye aux Dames les 12 et 13 février prochains et la première journée se clôturera par un concert au programme construit sur mesure par l’ensemble Faenza.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de ces deux événements, ainsi que le programme détaillé du colloque.

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CP Colloque universitaire_Concert Faenza

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Appel à communication – Se vêtir au premier Moyen Âge

Voilà un évènement très intéressant qui aura lieu à Chartres en octobre. Avis aux amateurs euréliens.

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41e Journées internationales de l’AFAM
Chartres (Eure-et-Loir) – 1er au 3 octobre 2020

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Les 41e journées de l’AFAM s’articuleront autour de trois thèmes :

1. Se vêtir au premier Moyen Âge : productions, usages et représentations

Le vêtement et la parure du haut Moyen Âge sont étroitement liés à l’évolution de l’archéologie mérovingienne depuis ses origines (notamment la découverte de la sépulture de Childéric).

Ce thème a fait l’objet de plusieurs journées d’étude universitaire francophone et de plusieurs publications. Ce thème, directement inspiré par les ouvrages des historiens n’a jusqu’à présent pas véritablement été consacré à la période du haut Moyen Âge, pourtant largement dotée.

Les découvertes, notamment issues de l’archéologie préventive, et les études récentes enrichies par les apports combinés de l’archéologie des textiles et des cuirs (travaux de A. Rast-Eicher, F. Médard, Ch. Moulherat, M. Volken, V. Montembault, etc.), de l’archéothanatologie, de l’étude du petit mobilier, de l’iconographie…

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Publication – « Comptes de Raoul, comte d’Eu, connétable de France († 1345), le registre JJ 269 des Archives nationales », éd. Émilie Lebailly

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Conservé aux Archives nationales dans le Trésor des chartes des rois de France, le registre de comptes du connétable Raoul de Brienne, comte d’Eu, y est probablement parvenu après l’exécution pour trahison de son fils, connétable après lui, et la confiscation de ses biens. Mais il ne s’agit pas que d’un document financier : composé de deux parties, il présente dans un premier temps un recueil de dettes et de créances, et dans un second temps une ébauche de chartrier ou cartulaire privé (copies de lettres royales et de papiers de famille). Connétable de France et proche de Philippe VI, le comte d’Eu se fournissait auprès de marchands et artisans parisiens qui servaient également le roi et sa cour. Ce document unique en son genre, du fait de la richesse et de la diversité des renseignements qu’il offre, et qui servit probablement au règlement de la succession du comte d’Eu…

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La lettre de François Ier. Mais quel en est son contenu ?

Curieux de connaitre le contenu de cette lettre de François Ier (cf. ci-dessous la publication du 20/11/2019), j’ai entrepris d’en faire la transcription.

Messire Mynut 1 pource que les Seigneurs des Ligues nont voulu proroger
la journee qui sera escheue le IIIe octobre prochain ne muer ny
echanger le lieu de Poley 2 a Bellinsonne 3 comme je leur avoyt fait
Requerir et quil est requis y pourvoir et leur satisfaire je vous
prie que incontinent ces lettres veues et en toute diligence vous
venez devers moy quelque part que je soye affin que je vous dépesche
de toutes choses qui seront pource nécessaires et ny faictes faultes et
ce pendant je scripteray a Grangis 4 quil se rende au lieu de Poley et quil
face entendre auxdits Seigneurs des Ligues que vous venez après les entretenant
actendant votre arrivée le myeulx que faire se pourra et adieu qui
vous ait en sa garde Escript à Argentan le derenier jour de
septembre

Francoys

Il s’agit donc d’instructions de François Ier à Messire Mynut pour un évènement dont la date est proche et dont le lieu n’est pas encore fixé, et auquel les « Seigneurs des Ligues » participent.

Bien que l’année ne soit pas indiquée sur la lettre, il est fort probable que l’évènement en question est  la signature du traité de paix de Fribourg entre la France et les Cantons suisses qui a eu lieu le 29 novembre 1516, et fait suite à la bataille de Marignan. La lettre est datée du dernier jour (le 30) de septembre, et l’échéance fixée est le 3 octobre. Les dates sont cohérentes.

Que sont ces Ligues ? Au début du XVIème siècle, la Suisse se compose de trois entités alliées et juridiquement égales entre elles  :
– la principauté épiscopale du Valais qui deviendra en 1627 une fédération de sept   dizains 5 ;
– l’État libre des Trois Ligues (la Ligue de la Maison-Dieu, la Ligue grise et la Ligue des Dix-Juridictions)  ;
– et enfin la Confédération helvétique, également appelée Ligue Suisse ou Corps helvétique, qui se compose de 13 cantons; [2]

Pour ce qui concerne les deux personnages sollicités (Mynut et Grangis), une recherche biographique est en cours et fera l’objet de publications complémentaires.

Notes :
1 Nom de personne
2 Ville en Allemagne, Saxe-Anhalt ?
3 Ville en Suisse, avec château, cité dans le traité de paix  du 29/11/1516 à Fribourg, 12ème point [1].
4 Nom de personne
5 Dizains : Subdivisions politiques remontant au Moyen Âge, mais qui dureront jusqu’au 18ème siècle,

Références :
[1] Université de Perpignan, Digithèque MJP, Grands traités politiques,Traité de paix perpétuelle entre la France et les Cantons suisses et leurs alliés (Fribourg, 29 novembre 1516)
[2] Michel Krempper, La République de Mulhouse 803-1515-1798, Mulhousienne d’Édition/Milhüser Verlag, 2018, p.57.

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Le reliquaire de la cathédrale de Chartres

Le reliquaire surmonté de deux anges, qui protège le voile de la Vierge, est exposé dans la chapelle des martyrs de la cathédrale de Chartres. Il pèse environ 100 kilos. Cette monstrance 1, de style néogothique, a été fabriquée en 1876 par l’orfèvre parisien Poussielgue-Russand, pour célébrer le millénaire de la donation du voile de la Vierge par Charles le Chauve en 876 à la cathédrale de Chartres.

Au Moyen-Âge, le voile de la Vierge était appelé sancta Camisia, car on pensait voir dans le reliquaire une chemise. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le reliquaire fermé contenant l’étoffe, la sainte châsse a été ouverte en 1712. On découvre  alors que  la chemise est en fait  un voile de soie qui mesure 50 cm de large et 5,30 m de long. Il prend alors le nom de voile de la Vierge. En 1793, le tissu est découpé en plusieurs morceaux envoyés dans d’autres villes. L’étoffe actuellement conservée à Chartres est d’environ 2,30 m.

Le reliquaire fait actuellement l’objet d’une restauration par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) et sera exposé dans une nouvelle vitrine.

Source : L’Echo Républicain du vendredi 22 novembre 2019, page 8, article de Estelle Rosset.

Notes :
1 nom donné à certains reliquaires portatifs destinés à l’exposition des reliques.

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Lettre autographe de François Ier dérobée il y a douze ans et récemment restituée

La lettre signée de François Ier avait été dérobée en 2007 à la famille des Plas, demeurant à quelques kilomètres de Nogent-le-Rotrou, qui en était propriétaire depuis le XVIe siècle.

En fin de semaine avant le 11 novembre, un ancien antiquaire et collectionneur, avait annoncé sur Facebook qu’il présenterait cette lettre le dimanche au cours d’une représentation théâtrale à son domicile. Le descendant de la famille des Plas a été étonné de cette information, et la justice a été rapidement saisie de l’affaire et a fait procéder à la saisie du document.

L’enquête a été rapidement résolue, aucune poursuite n’a été engagée et la lettre a été restituée à son propriétaire.

Le fac-similé de ce fameux document peut être visualisé dans le lien ci-dessous.

Source : L’Écho Républicain, jeudi 14 novembre 2019, page 5, article de Stéphane Marchand.

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